5 mythes à enterrer sur les entrepreneurs

5 mythes à enterrer sur les entrepreneurs

Le processus entrepreneurial est habituellement décrit comme suit : un entrepreneur visionnaire a une grande idée, il rédige un business plan qui décrit son action des cinq prochaines années, lève de l’argent auprès des banques, crée l’entreprise, rassemble une équipe et se lance, et, si tout se passe bien, met son entreprise en bourse et part en vacance permanent.

La réalité est très différente
Les entrepreneurs partent souvent avec une idée assez simple, voir pas d’idée du tout. Ils s’appuient sur les moyens dont ils disposent : leur personnalité, leur entourage, leur savoir-faire. Il ne rédige pas un business plan, mais inventent en cours de route, tirant parti des surprises. Il n’étudie pas un marché, mais font des essais à coup de perte acceptable. En bref, l’entreprenariat, ce n’est pas du tout ce qu’on nous a raconté, et il est temps d’en dénoncer les quelques mythes les plus tenaces.

Mythe N° 1 : Les entrepreneurs aiment le risque

Les entrepreneurs n’aiment pas le risque : aucune étude n’a jamais réussi à le montrer. Les entrepreneurs ne sont pas des têtes brulées qui recherchent le risque pour le plaisir du risque. Ils détestent le risque gratuit, ils cherchent au contraire à le réduire, ou à tout le moins à le contrôler, ce qui est très différent.
Comment font les entrepreneurs pour contrôler le risque ?
Ils le partagent avec d’autres, associés ou partenaires. Ils procèdent par petites touches : ils font quelque chose et poursuivent si ça marche, encourant «une perte acceptable » dans la foulée.

Mythe N° 2 : Les entrepreneurs sont des visionnaires

La démarche entrepreneuriale est une épopée opposant celui qui sait, l’entrepreneur, à ceux qui ne savent pas, les autres. Là encore c’est un mythe : s’il existe bien des entrepreneurs visionnaires, ils sont peu nombreux et souvent, lorsqu’on gratte un peu, ils n’étaient pas si visionnaires que cela, du moins au début, ce qui n’enlève rien à leur talent que de le reconnaître.
Conclusion ? Il n’est pas nécessaire d’avoir une grande idée pour démarrer un projet entrepreneurial même si la vision peut s’avérer nécessaire pour croître et passer à l’échelle ultérieurement.

Mythe N°3: Les entrepreneurs sont experts en prévision

L’entrepreneur, selon ce mythe, c’est celui qui devine où va le monde. Sur cette base, il peut créer une entreprise qui tirera parti de sa capacité à prédire l’avenir.
L’avenir, les entrepreneurs ne cherchent pas à le prédire, mais ils le construisent de manière active en inventant de nouveaux marchés. Ils ne partent pas d’une représentation de manière mentale de l’avenir qui serait figée une fois pour toutes, mais font plutôt preuve de clairvoyance. Nul sixième sens ni don unique, mais plutôt une attitude d’interaction avec leur environnement.

Mythe N° 4 : Les entrepreneurs ne sont pas comme nous

Certains entrepreneurs sont timides, d’autres aiment parler en public et se mettre en avant. Certains sont des leaders qui motivent leurs troupes, d’autres de fins organisateurs plutôt discrets. Certains sont flamboyants, d’autres ennuyeux. Certains deviennent entrepreneur à 50 ans, à la suite d’un licenciement, d’autres créent leur entreprise à 18 ans en abandonnant leurs études. Les visages de l’entreprenariat comprennent des gens aussi différent que Yérim SOW, PDG du groupe TEYLIUM, Youssou NDOUR, Mark ZUCKERBERG, Elon MUSK, la rwandaise Clarisse Iribagizan directrice d’HE-HE Limited aux pratiques de management très innovantes.

Par wco-consulting